
Sur les traces des marins disparus
Là où la mer rencontre la mémoire.
Sur les hauteurs de Gruissan, dans le massif de la Clape, se niche un lieu profondément marqué par la mer, la foi et le souvenir : la chapelle Notre-Dame des Auzils et son cimetière marin.
Pour parvenir à la chapelle, le visiteur emprunte un chemin bordé de cénotaphes, élevés à la mémoire de marins disparus en mer.
Cette montée, appelée « l’Allée des Naufragés », est bien davantage qu’un simple chemin : c’est un chemin de mémoire.
L’ALLÉE DES NAUFRAGÉS




Le cimetière marin accompagne le visiteur dans son ascension vers Notre-Dame des Auzils.
Ses cénotaphes — des monuments commémoratifs qui ne contiennent pas le corps du disparu — portent les noms d’hommes, souvent jeunes, qui ont perdu la vie en mer.
Leurs familles ont fait ériger ces monuments afin que leur souvenir demeure et puisse être transmis aux générations futures.
Le plus ancien cénotaphe date de 1844. Plusieurs portent la mention P.P.L. — Priez Pour Lui, invitation au recueillement devant la mémoire de ceux qui ne sont jamais revenus.

LES CÉNOTAPHES :
DES NOMS QUI TRAVERSENT LE TEMPS
Au fil de l’allée des Naufragés, les pierres gardent la mémoire des hommes disparus en mer.



« Ici, les pierres parlent de la mer. »
LA MONTÉE VERS LA CHAPELLE



UNE MONTÉE VERS LA MÉMOIRE
Quelques centaines de mètres plus haut, Notre-Dame des Auzils apparaît au cœur de la Clape.
Le chemin conduit progressivement le visiteur du souvenir des disparus vers le sanctuaire qui veillait autrefois sur les marins et les pêcheurs de Gruissan.
La montée elle-même devient alors un moment de recueillement.
L’HISTOIRE DE LA CHAPELLE

UNE CHAPELLE HABITÉE PAR LA MER

NOTRE DAME DES AUZILS :
UNE HISTOIRE ANCIENNE
En 1223, une première chapelle est construite.
Elle est dédiée à la Vierge Marie, sous le nom de Notre-Dame du Bon Secours.
Au fil des siècles, l’édifice est agrandi et modifié pour devenir la chapelle que nous connaissons aujourd’hui.
Ce sanctuaire, perché sur les hauteurs de la Clape, abrite une histoire riche faite de dévotion, de traditions et de mémoire.
Reconstruite sous sa forme actuelle en 1635, la chapelle est un point de repère incontournable pour les marins de Gruissan depuis des siècles.
Un lieu où l’histoire de Gruissan rencontre celle de ses marins.

UNE CHAPELLE HABITÉE PAR LA MER
À l’intérieur, les murs de l’édifice témoignent de la reconnaissance des marins et de leurs proches.
La chapelle abrite une collection remarquable d’ex-voto, de maquettes de navires suspendues et de peintures marines qui racontent les tempêtes affrontées et les vies sauvées.
Ici, chaque objet raconte une histoire.
Chaque témoignage garde une mémoire.



« Cette chapelle est profondément liée à la mer. »
LES EX-VOTO







QUAND LES MARINS RACONTENT LEUR HISTOIRE
Un ex-voto est un tableau, une plaque ou un objet, déposé dans un sanctuaire en mémoire d’un vœu.
En lien avec la mer, ces témoignages prennent souvent la forme de peintures représentant des naufrages, de plaques gravées ou de maquettes de bateaux.
Le plus ancien ex-voto présent à Notre-Dame des Auzils date de 1816.
Certains étaient offerts après avoir échappé à un danger ; d’autres accompagnaient une prière avant un voyage ou une situation redoutée.
L’ÉTONNANTE HISTOIRE DES EX-VOTO
1967 : LES EX-VOTO DISPARAISSENT
Dans la nuit du 21 au 22 juillet 1967, la chapelle est fracturée et une cinquantaine d’ex-voto sont volés.
Ce vol constitue une véritable perte pour le patrimoine de Gruissan.
Heureusement, l’Abbé Pauc avait photographié les ex-voto avant leur disparition.
Ces photographies permettront à Robert Cassin, restaurateur des Monuments historiques, de reproduire les œuvres directement sur les murs de la chapelle grâce à la technique du trompe-l’œil.
En 1981, la chapelle rénovée retrouve ainsi une grande partie de sa richesse : 73 ex-voto et 27 maquettes sont à nouveau présents.
🔎 LE SAVIEZ-VOUS ?
Le peintre a également glissé quelques détails insolites dans ses reproductions.
Saurez-vous les retrouver ?
LE PÈLERINAGE DES MARINS DISPARUS
Un chemin de mémoire où chaque pas rappelle ceux qui ne sont jamais revenus de la mer.
DE ROCAMADOUR AUX AUZILS
DE ROCAMADOUR AUX AUZILS
Il existe une belle résonance entre Rocamadour et
Notre-Dame des Auzils.
Sans prétendre comparer directement les deux sanctuaires,
on retrouve une même idée : celle d’un lieu perché que
l’on atteint au terme d’un chemin, et dont la montée
participe pleinement à l’expérience du visiteur.
À Rocamadour, le chemin accompagne le pèlerin vers
le sanctuaire.
Aux Auzils, le chemin traverse
l’Allée des Naufragés
avant d’atteindre Notre-Dame des Auzils.
celle des marins disparus.
POURQUOI LES AUZILS ONT LEUR PLACE SUR LA FRÉGATE

POURQUOI LES AUZILS ONT LEUR PLACE SUR LA FRÉGATE
MÉMOIRE MARITIME
PATRIMOINE
TRANSMISSION
Les Auzils représentent une forme de mémoire maritime qui nous est particulièrement chère.
Les cénotaphes conservent les noms de ceux qui ne sont jamais revenus.
Les ex-voto racontent les épreuves vécues par les marins.
Les maquettes témoignent des bateaux et des hommes qui ont marqué leur époque.
Le pèlerinage perpétue le souvenir.
Et les générations suivantes continuent de transmettre cette histoire.
Comme les ex-voto des Auzils racontent la vie des hommes de mer, La Frégate souhaite elle aussi conserver et transmettre les histoires de celles et ceux qui ont fait vivre, parcouru, servi ou protégé la mer.
UNE MÉMOIRE QUI CONTINUE DE VIVRE

Notre-Dame des Auzils n’est pas simplement une chapelle.
C’est un lieu où se rencontrent la mer, les marins, le danger, la disparition, la prière, le souvenir et la transmission.
Un lieu où les générations d’hier parlent encore à celles d’aujourd’hui.
⚓ LA FRÉGATE
Mémoire maritime • Patrimoine • Transmission
Préserver le patrimoine maritime, c’est aussi transmettre la mémoire de ceux qui ont fait vivre la mer.
LA MÉMOIRE SE TRANSMET
À Notre-Dame des Auzils, les pierres, les ex-voto
et les maquettes racontent encore l’histoire des hommes
qui ont affronté la mer.
En découvrant ce lieu, nous comprenons que préserver
le patrimoine maritime, c’est aussi préserver les histoires
et les souvenirs qui l’accompagnent.
