Le monde maritime regorge de surprises !
Derrière les navires, les marins et les grandes traversées se cachent de nombreuses histoires, des traditions parfois étonnantes et des petites curiosités que l’on ne connaît pas toujours.
Pourquoi les marins disent-ils bâbord et tribord ? D’où vient la célèbre marinière ? À quoi servait la cloche d’un navire ? Pourquoi baptise-t-on les bâtiments ?
À travers ces douze petites histoires, LA FRÉGATE vous propose une promenade au cœur de la culture maritime, entre anecdotes historiques, traditions navales et découvertes insolites.
Que vous soyez ancien marin, passionné de la mer ou simplement curieux, vous découvrirez que le monde maritime ne manque ni d’histoires ni de surprises !
Bonne découverte !
Curiosité n°1. Pourquoi dit-on « bâbord » et « tribord » ?
À bord d’un navire, on évite de parler de « gauche » et de « droite », car cela peut prêter à confusion selon la position de chacun.
Les mots bâbord et tribord désignent toujours les mêmes côtés du navire :
- Bâbord : côté gauche lorsqu’on regarde vers l’avant du bâtiment.
- Tribord : côté droit lorsqu’on regarde vers l’avant.
Ce vocabulaire précis permet à tous les membres de l’équipage de se comprendre rapidement, quelle que soit leur position à bord.
Une particularité du langage maritime qui facilite grandement la communication en mer !

Très bien ! Nous poursuivons avec la deuxième curiosité. ⚓
Curiosité n° 2 – Pourquoi la marinière est-elle rayée ?
La célèbre marinière, avec ses rayures bleues et blanches, est devenue l’un des symboles les plus connus du monde maritime français.
Mais à l’origine, ce vêtement appelé « tricot rayé » était surtout un sous-vêtement porté par les matelots, sous leur vareuse, afin de les protéger du froid et du vent.
Pourquoi ces rayures ?
Plusieurs explications sont avancées :
- Elles pouvaient faciliter le repérage d’un marin tombé à la mer.
- Elles permettaient de distinguer les matelots des autres catégories de personnel.
- Elles étaient également liées aux techniques de tissage utilisées à l’époque.
En 1858, le tricot rayé entre officiellement dans la tenue réglementaire des matelots et quartiers-maîtres de la Marine française.
Au fil du temps, ce vêtement pratique est devenu un véritable emblème maritime, avant de conquérir le monde de la mode.
Aujourd’hui, la marinière reste un symbole immédiatement reconnaissable de la France et de son histoire maritime !

Curiosité n° 3 – Pourquoi dit-on « Bon vent » ?
3. Pourquoi dit-on « Bon vent » ?
« Bon vent ! » est une expression bien connue des marins. Elle souhaite tout simplement que les conditions soient favorables au voyage et que le vent accompagne favorablement le navire dans sa route.
Autrefois comme aujourd’hui, le vent occupe une place importante dans la navigation maritime. Pour les voiliers, il constitue une force essentielle pour avancer et poursuivre leur voyage.
Au fil du temps, cette expression a dépassé le monde des marins. Elle peut désormais prendre le sens de « bonne route », « bon voyage » ou encore « bonne continuation ».
Une jolie façon, aux accents maritimes, de souhaiter à quelqu’un de poursuivre son chemin dans de bonnes conditions !

Curiosité n° 4 – Pourquoi baptise-t-on les navires ?
4. Pourquoi baptise-t-on les navires ?
Lorsqu’un nouveau navire est prêt à prendre la mer, une cérémonie particulière peut être organisée pour célébrer son arrivée dans le monde maritime : le baptême du bâtiment.
Cette tradition consiste notamment à lui donner officiellement une identité et à lui souhaiter une longue carrière sur les océans.
La tradition de la bouteille de champagne
En France, lors de nombreuses cérémonies de baptême, une marraine ou un parrain est choisi pour représenter symboliquement le nouveau navire.
Au moment de la cérémonie, la marraine ou le parrain lance une bouteille de champagne contre l’étrave du bâtiment. La bouteille doit se briser sur la coque : ce geste symbolise les vœux de bonheur, de protection et de réussite pour le navire et son équipage.
Cette coutume est ancienne, même si ses origines exactes restent incertaines. Elle est aujourd’hui encore pratiquée lors de nombreux baptêmes de navires civils et de certains bâtiments de la Marine nationale.
Une tradition qui se poursuit
Le 4 décembre 2025, le patrouilleur outre-mer Jean Tranape, destiné à la Marine nationale, a ainsi été officiellement baptisé à Calais. Yvon Tranape, fils de l’homme dont le bâtiment porte le nom, était le parrain de cette cérémonie et a lancé la traditionnelle bouteille sur la coque.
Le baptême est donc bien plus qu’une simple formalité : c’est un moment symbolique qui rassemble les constructeurs, les autorités, les futurs utilisateurs et les proches du bâtiment autour de sa nouvelle identité.
Une belle tradition maritime qui accompagne les navires au début de leur histoire !

Curiosité n° 5 – À quoi servait la cloche d’un navire ?
5. À quoi servait la cloche d’un navire ?
La cloche d’un navire n’était pas simplement un élément décoratif. Pendant des siècles, elle a constitué un moyen essentiel de communication à bord et rythmait la vie quotidienne de l’équipage.
La cloche et les quarts
Autrefois, les marins utilisaient un sablier pour mesurer le temps en mer. Toutes les demi-heures, celui-ci était retourné et la cloche sonnait pour informer l’équipage du temps écoulé.
Cette pratique était appelée « piquer les quarts ». Elle permettait à chacun de connaître le déroulement du service, même sans montre.
Un signal pour la sécurité
La cloche pouvait également servir à signaler la présence du navire par temps de brume, lorsque la visibilité était réduite. Elle pouvait aussi donner l’alarme en cas d’incendie ou d’avarie.
Sur certains anciens bâtiments, plusieurs cloches avaient des fonctions différentes : certaines rythmaient les quarts, tandis que d’autres annonçaient les repas ou les événements importants de la vie du bord.
Un objet chargé d’histoire
La cloche porte parfois le nom du navire et sa date de mise à l’eau. Elle constitue ainsi un témoignage précieux de l’histoire d’un bâtiment.
Aujourd’hui, les cloches de marine sont aussi des objets de collection et des pièces de patrimoine recherchées par les passionnés.
Bien plus qu’un simple morceau de bronze, la cloche reste l’un des symboles les plus évocateurs de la vie maritime d’autrefois !

Curiosité n° 6 – Pourquoi les marins ont-ils autant de traditions ?
6. Pourquoi les marins ont-ils autant de traditions ?
Depuis des siècles, le monde maritime possède de nombreuses traditions et coutumes. Certaines sont très sérieuses, d’autres sont parfois teintées de superstition, mais toutes témoignent de la richesse de la culture des gens de mer.
Une vie en mer parfois dangereuse
Autrefois, les voyages en mer étaient particulièrement éprouvants. Les marins devaient affronter les tempêtes, les longues traversées, les maladies et les nombreux dangers de la navigation.
Face à ces incertitudes, ils accordaient une grande importance aux habitudes et aux gestes auxquels ils prêtaient des vertus protectrices ou porte-bonheur.
Des coutumes transmises de génération en génération
Au fil du temps, certaines pratiques sont devenues de véritables traditions. Elles se transmettaient entre les anciens et les jeunes marins, de bâtiment en bâtiment et d’équipage en équipage.
Certaines étaient liées aux cérémonies, d’autres à la vie quotidienne à bord ou aux grandes étapes de la carrière d’un marin.
Un patrimoine toujours vivant
Aujourd’hui encore, la Marine nationale conserve de nombreuses traditions qui participent à son identité et à son histoire.
Elles rappellent les générations de marins qui ont servi avant nous et contribuent à entretenir l’esprit d’équipage, la mémoire et le sentiment d’appartenance à la communauté maritime.
Les traditions des marins ne sont donc pas de simples habitudes : elles sont le reflet d’une longue histoire, d’une expérience partagée et d’une culture transmise au fil des générations.

Curiosité n° 7 – Que signifient « proue » et « poupe » ?
Deux mots incontournables du vocabulaire maritime !
Sur un navire, la proue désigne la partie avant du bâtiment, celle qui fend l’eau lorsque le navire avance.
La poupe désigne quant à elle la partie arrière du navire.
Ces deux termes permettent de se repérer immédiatement à bord et sont utilisés aussi bien par les marins que par les passionnés de maquettes navales.
Un petit moyen mnémotechnique :
- Proue : l’avant du navire.
- Poupe : l’arrière du navire.
Que l’on observe un grand bâtiment de la Marine nationale ou une petite maquette, ces deux repères restent les mêmes !
Deux mots simples, mais indispensables pour parler comme un marin.

Curiosité n° 8 – Pourquoi les navires portent-ils un nom ?
8. Pourquoi les navires portent-ils un nom ?
Un navire n’est pas seulement identifié par un numéro : il porte généralement un nom qui fait partie intégrante de son identité et de son histoire.
Dans la Marine nationale, le choix des noms répond souvent à une volonté de mémoire et de reconnaissance.
Des noms chargés d’histoire
Les bâtiments peuvent porter le nom :
- De grands marins ou de personnalités qui ont marqué l’histoire de France.
- De villes et de régions françaises.
- De personnages historiques.
- D’événements ou de faits marquants de notre histoire nationale.
Un hommage aux générations passées
Donner à un bâtiment le nom d’une personnalité ou d’un lieu, c’est faire vivre un souvenir et transmettre un héritage aux générations de marins qui serviront à son bord.
Certains noms sont ainsi repris au fil du temps par plusieurs bâtiments successifs, perpétuant la mémoire de ceux qui les ont précédés.
Une identité pour chaque bâtiment
Le nom d’un navire accompagne son équipage tout au long de sa carrière. Il devient un élément de fierté et d’attachement pour les marins qui y servent.
Ainsi, derrière chaque nom se cache parfois une histoire, un hommage ou un morceau de notre patrimoine national.
Le nom d’un bâtiment contribue donc à faire vivre la mémoire maritime et l’histoire de la Marine nationale.

Curiosité n° 9 – Que sont les pavillons maritimes ?
9. Que sont les pavillons maritimes ?
En mer, les pavillons ne servent pas uniquement à décorer les navires. Ils constituent un véritable moyen de communication entre les bâtiments et permettent de transmettre des informations sans utiliser la radio.
Un langage visuel international
Les pavillons sont des drapeaux de formes et de couleurs différentes, hissés dans le gréement à l’aide de cordages appelés drisses.
Chaque pavillon alphabétique possède une signification particulière. Utilisés seuls ou associés à d’autres pavillons, ils permettent de transmettre des messages précis.
Ce système est connu sous le nom de Code international des signaux maritimes.
Des pavillons pour communiquer
Quelques exemples :
- Pavillon A (Alpha) : présence de plongeurs ; tenez-vous à distance et avancez lentement.
- Pavillon B (Bravo) : je charge ou décharge des marchandises dangereuses.
- Pavillon H (Hôtel) : j’ai un pilote à bord.
- Pavillon O (Oscar) : homme à la mer.
- Pavillon Q (Québec) : mon navire est indemne et je demande la libre pratique.
- Pavillon W (Whisky) : je demande une assistance médicale.
Un moyen de signalisation toujours reconnu
Le code international permet aux navires de communiquer dans un langage commun, quelle que soit leur nationalité.
Il est particulièrement utile lorsque les communications radio ne sont pas disponibles ou lorsqu’un message visuel doit être transmis rapidement.
Les pavillons, une tradition maritime
Au-delà de leur fonction de communication, les pavillons font partie du patrimoine et des traditions de la Marine.
Ils accompagnent les cérémonies, les rassemblements navals et les journées de fête. Leur disposition et leur succession peuvent également former de magnifiques présentations colorées sur les bâtiments.
Les pavillons maritimes sont ainsi à la fois un outil de communication, un langage international et un symbole fort de la tradition des gens de mer.

Curiosité n° 10 – Pourquoi les maquettes sont-elles si précieuses ?
10. Pourquoi les maquettes sont-elles si précieuses ?
Une maquette de navire n’est pas seulement un bel objet à regarder. Lorsqu’elle est réalisée avec soin et précision, elle devient une véritable reproduction miniature d’un bâtiment réel.
Un travail de précision et de patience
La réalisation d’une maquette demande beaucoup de minutie. Il faut reproduire les formes de la coque, les superstructures, les équipements, les détails techniques et parfois même les plus petits éléments du navire.
Chaque détail compte pour restituer le plus fidèlement possible l’apparence du bâtiment.
Un témoignage de l’histoire maritime
Une maquette permet de découvrir un navire, son époque, ses caractéristiques et son évolution. Elle aide les visiteurs à mieux comprendre l’histoire des bâtiments et les missions qu’ils ont accomplies.
Le savoir-faire des maquettistes
Derrière chaque réalisation se trouvent des heures de recherche, de construction et de patience. Les maquettistes mettent leur passion et leur savoir-faire au service de la mémoire maritime.
C’est aussi tout le sens des expositions organisées par LA FRÉGATE : faire découvrir les navires, transmettre leur histoire et partager la passion de ceux qui les reproduisent.
Une maquette est donc bien plus qu’un modèle réduit : c’est un véritable témoignage du patrimoine maritime.

Curiosité n° 11 – Une maquette peut-elle raconter une histoire ?
11. Une maquette peut-elle raconter une histoire ?
Oui ! Derrière chaque maquette se trouvent un navire, une époque, une mission et souvent des hommes.
Le choix des détails, des couleurs, des équipements et des marquages permet de restituer une partie de la vie du bâtiment.
Une maquette ne représente donc pas seulement un navire en miniature. Elle permet également de découvrir son histoire, de comprendre son rôle et de se replonger dans l’époque où il naviguait.
Pour les passionnés, observer une maquette, c’est aussi partir à la découverte d’une histoire !

Curiosité n° 12 – La passion maritime ne s’arrête pas au bord de la mer !
12. La passion maritime ne s’arrête pas au bord de la mer !
On peut aimer la mer sans être marin. La passion maritime ne se limite pas à naviguer ou à porter l’uniforme de la Marine nationale.
Elle peut prendre de nombreuses formes :
- Collectionner des objets et des souvenirs maritimes.
- Construire et admirer des maquettes de navires.
- Transmettre ses souvenirs et raconter ses expériences de marin.
- Participer aux cérémonies et aux commémorations.
- S’intéresser à l’histoire navale et aux traditions maritimes.
Une passion qui rassemble les générations
C’est justement ce qui fait la richesse de LA FRÉGATE : réunir d’anciens marins de la Marine nationale et toutes les personnes qui partagent cette passion du monde maritime.
Anciens embarqués, passionnés de maquettes, collectionneurs, familles et curieux peuvent ainsi se retrouver autour d’un même intérêt : faire vivre la mémoire maritime et transmettre cet héritage aux générations futures.
Car la mer ne s’oublie jamais vraiment, même lorsque l’on a quitté les bâtiments et retrouvé la terre ferme !
LA FRÉGATE : passion maritime, mémoire et transmission.


